A la Meute, y’a pas d’jambes de bois …

A la meute, y’a pas d’jambes de bois.
La démarche s’en ressent parfois.
La meilleur’ façon d’marcher
Qui doit êtr’ la nôtre,
C’est d’mettr’ un pied d’vant l’autre
Et de r’commencer.

A la meute, pas d’difficultés.
Si la soupe parfois est brûlée,
La meilleur’ façon d’manger
Qui doit êtr’ la nôtre
C’est d’mettr’ un’ bouchée d’vant l’autre
Et de r’commencer.

A la meute, y’a pas d’gens grognons.
Quand un louv’teau reçoit un savon.
La seul’ façon d’encaisser,
Qui doit êtr’ la nôtre.
C’est d’dev’nir plus chique qu’un autre,
Et d’persévérer.

La Ronde des Bandar-Logs

Mowgli dans notre jungle est venu chasser.
Nous, les Bandar-Logs, l’avons vite attrapé.
Frère, regarde ta queue qui pend.
Les singes gris sont des savants.
Et de un !… ( en frappant du pied droit )

Mowgli dans notre jungle est venu chasser.
Nous, les Bandar-Logs, l’avons vite attrapé.
Frère, regarde ta queue qui pend.
Les singes gris sont des savants.
Et de un, et de deux !…
( en frappant du pied droit, et puis du gauche )

Mowgli dans notre jungle est venu chasser.
Nous, les Bandar-Logs, l’avons vite attrapé.
Frère, regarde ta queue qui pend.
Les singes gris sont des savants.
Et de un, et de deux, et de trois !…
( en frappant du pied droit, du pied gauche, et puis du genou droit )

Mowgli dans notre jungle est venu chasser.
Nous, les Bandar-Logs, l’avons vite attrapé.
Frère, regarde ta queue qui pend.
Les singes gris sont des savants.
Et de un, et de deux, et de trois, et de quatre !…
( en frappant du pied droit, du pied gauche,
du genou droit, et puis du genou gauche )

et ainsi de suite à volonté avec les coudes, le nez, la tête, etc…

L’Appel au Rocher

C’est le Rocher du Conseil
Où le Vieux Loup nous appelle
Allons, montrons notre zèle,
C’est le Rocher du Conseil
Le Rocher, le Rocher du Conseil.

Les sizainiers aux aguets,
Nous font vit’ rassembler,
Écoutez nous hurler !

C’est le Rocher du Conseil
Où le Vieux Loup nous appelle
Allons, montrons notre zèle,
C’est le Rocher du Conseil
Le Rocher, le Rocher du Conseil.

Le Chant de Rassemblement

C’est la Meute qui t’appelle,
Viens, viens, laisse tout.
Que f’rais-tu au Loup sans elle,
Viens, viens, laisse tout.
Que f’rais-tu au Loup sans elle
Et sans toi, que ferions-nous
Cours vite, cours vite, vite au rendez-vous.

Ma sizaine est la plus belle,
Viens, viens laisse tout.
Ma sizaine est toujours celle,
Viens, viens, laisse tout.
Ma sizaine est toujours celle,
Où l’on voit le plus de fous.
Cours vite, cours vite, vite au rendez-vous.

Le Rassemblement des Sizaines

Qui donc rassemblera sa sizaine au complet la première,
Qui donc rassemblera ses louveteaux au cri d’Akéla.

Frèr’ Loups et Louvarts,
Craignez d’êtr’ en retard,
La sauterelle saute, bondit et court.
Léger comme elle, courrons, courrons toujours.

Qui donc rassemblera sa sizaine au complet la première
Qui donc rassemblera ses louveteaux au cri d’Akéla.

Ô Loup Entends-tu Akéla ?

Ô loup entends-tu Akéla au rocher dans la plaine ?
Ô loup entends-tu l’hurlement : c’est le vent qui l’emmène.
Pour toi c’est la nuit, il vaut mieux fermer les yeux sans une plainte.
Baloo veille sur toi et Bagheera te protège, sois sans crainte.

Ce jour t’a appris plein de choses sur le clan et ses chasses.
Ce jour t’a permis d’observer les vieux loups et leurs traces.
Ô toi qui grandis, qui fais toujours de ton mieux, n’aie pas peur.
Tu peux maintenant sans tarder te reposer, il est l’heure.

Demain, tu pourras repartir avec Kaa sous les branches.
Demain, tu pourras suivre Chil, le vautour aux ailes blanches.
Hathi, fils de Thâ, règlera tous les problèmes sur ta route.
Et puis Won-Tolla t’avertira du danger sans aucun doute.

Nous sommes les Louveteaux

Nous sommes les louveteaux
Aux manières franches.
Oreilles au vent, fin museau,
Oeil vif et dents blanches.
Qui prétendait que les loups
Ne se trouvaient plus chez nous ?
Des loups de jadis,
Nous sommes les fils.
Nous cherchons,
Nous trouvons,
Nous suivons leurs traces
Pour partir en chasse.

Akéla, Baloo, Hathi
Sont ceux qui nous mènent.
Nous évitons Tabaqui
Le Tigre et la hyène
Nous écoutons les Vieux Loups
Ils sont nos guides partout.
Et « De Notre Mieux »
Nous ouvrons les yeux
Nous cherchons,
Nous trouvons,
Nous suivons leurs traces
Pour partir en chasse.

Mais quand nous serons plus grands,
Les loups que nous sommes
Quitteront griffes et dents
Pour être des hommes
Éclaireurs ou Petits Loups
On pourra compter sur nous
Comme nos grands frères
Nous voulons bien faire
Nous cherchons,
Nous trouvons,
Nous suivons leurs traces
Pour partir en chasse.

Oui, C’est à la Meute

Oui, c’est à la meute
Où l’on chasse, l’on chasse,
Que j’ai fait mes tout premiers pas,
Sur les pistes neuv’s
Tout en suivant la trace
Que montre le vieil Akéla
La la la la la …

Oui, c’est à la meute
Où l’on danse, l’on danse
Que je suis devenu adroit.
Du brave Baloo,
J’ai gagné la cadence
L’agilité de Bagheera.
La la la la la …

Oui, c’est bien ma meute
Où l’on chasse, l’on chasse
Que je dois quitter et pourtant
Je sais maintenant
Rester bien à ma place
Quand on fait le grand hurlement.
La la la la la …

La Ronde de Jungle

Nous arrivons souplement,
Tous sur une file,
Poussant notre hurlement,
De façon civile;
Puis en cercle dans l’arène,
Hou ! Hou ! Viv’ la cheftaine,
Nous sautons sur nos deux pieds,
Hou ! Hou ! Viv’ le louv’tier.

Gravement, nous écoutons,
Akéla harangue;
Tous assis à croupetons,
Sans tirer la langue.
Mais s’il nous sort des rengaines,
Hou ! Hou ! Viv’ la cheftaine,
Nous dormons sans sourciller,
Hou ! Hou ! Viv’ le louv’tier.

Quand la lune à l’horizon
Sort du bois qui bouge,
Nous dansons sur le gazon
Devant la fleur rouge.
Les passants qui se promènent,
Hou ! Hou ! Viv’ la cheftaine,
S’arrêtent, tous pétrifiés,
Hou ! Hou ! Viv’ le louv’tier.

Nous imitons de Kaa
Le corps qui se vautre,
Ondulant cahin-caha
L’un derrière l’autre.
Nous sifflons à perdre haleine,
Hou ! Hou ! Viv’ la cheftaine,
Tant que son corps reste entier,
Hou ! Hou ! Viv’ le louv’tier.

Dieu nous garde d’être amis
Du peuple des singes;
Qui sait ce qu’Il leur a mis
En fait de méninges !
Ils courent la prétentaine,
Hou ! Hou ! Viv’ la cheftaine,
Et ne sav’ent pas travailler,
Hou ! Hou ! Viv’ le louv’tier.

Je te l’avais bien dit

Je te-le-le l’avais-lais-lais bien dit-li-li
Que tu-lu-lu serais-lais-lais bientôt-lo-lo des nôtres;
Je te-le-le l’avais-lais-lais bien dit-li-li
Que tu-lu-lu serais-lais-lais bientôt-lo-lo Louv’teau.

Je te l’avais bien dit
Que tu serais bientôt des nôtres;
Je te l’avais bien dit
Que tu serais bientôt Louv’teau.

Le Sourire

Quoi de plus beau qu’un p’tit Loup, qui sait rire ?
Rien, rien, rien, ne nous rend aussi heureux.
Dans notre meute, Akéla peut vous l’dire
Oui, oui, oui, nous sommes toujours joyeux.
Tout commence et finit par une chanson,
Le plus beau temps d’l’année, c’est le temps d’camper
Le plus beau temps d’l’année, c’est le temps d’camper.

Pauvre Mowgli avait quitté ses frères;
Rien, rien, rien, ne pouvait le consoler.
Et la plus grande de toutes ses misères,
Rien, rien, rien, pas un p’tit loup pour jouer.
Pensant à sa maxime, il chanta soudain :
Si ça n’va pas tantôt, ça ira mieux d’main,
Si ça n’va pas tantôt, ça ira mieux d’main.

Il y a aussi la variante où  » Le plus beau temps d’l’année, c’est le temps d’camper  »
est remplacé par  » Le plus temps d’la s’maine, c’est la réunion «